Bon, nous sommes actuellement le 15 février 2026, ça fait deux semaines que je suis ici, et aucun des brouillons que j’ai pu faire pour cet article ne me convient. A cela se rajoutent les galères avec WordPress (car ce blog est self-hosté messieurs dames, eh oui je sais que ça vous en bouche un coin), et on arrive au 28 février.
J’avais commencé par écrire (à chaud) sur un ton mélancolique qui, en me relisant, ne me convenait pas. Maintenant que je pense être suffisamment settled pour donner un avis « à tiède » (tiédasse comme on dit en centre Bretagne), je peux essayer de prendre un peu de recul.
Par où commencer ? Vaste question. Je pourrais balayer les grands thèmes récurrents qu’on évoque lorsqu’on donne des nouvelles (boulot, météo, compañero, jalapeño, santiago, c4 picasso, etc.), mais je ne pense pas que ce soit pertinent ici.
L’idée va plutôt être de parler du mood lié à ces premières expériences.
Une petite image explicative pour vous décrire l’idée même du mood:

Ouais bon courage pour comprendre ce que c’est hein
Tout d’abord le mood avant le grand départ: je ressors de 7 mois sans travailler, pendant lesquels j’ai beaucoup été entouré. Je vais partir bosser loin de mes parents, mon frère, mes amis, ma grand-mère, mes chiens (big up à Nounours), mes chats. Je sais qu’il s’agit d’une rupture nécessaire, mais comme toute les ruptures, au début, ça fait mal.
Je vous passe les détails logistiques liés à mon départ, ainsi que les « au revoir » larmoyants (exactement comme dans l’Auberge Espagnole).


On pourrait se dire: mais mayel, tu débarques en Espagne, tu va kiffer ta life non?
¿no?
Eh bien pas tout à fait (en tout cas, pas immédiatement). Le premier week-end passé ici fut un de ceux qui m’amenèrent le plus à réfléchir sur mes choix de vie. Les pensées vagabondent: Est-ce que je vais être à la hauteur de mon taf ? Est-ce que j’ai vraiment fait le bon choix ? Comment rencontrer du monde ici ? Mes balades le long de la mer et des rues emblématiques de Barcelone m’en mettaient certes plein les mirettes, mais ne chassaient pas le nuage gris qui vivait dans ma tête.
Les réponses à ces questions viendraient bien évidemment dans les semaines à venir, mais le doute était quand même de mise à ce moment là.
<aparté>
Pourquoi ce titre d'article super chelou ? Eh bah très bonne question chèr.e lecteur.ice. "tɛʁɛ̃kɔny" est le phonétique pour "terre inconnue" ou "terrain connu", ce que (j'espère) va devenir cette grande ville pour moi.
</aparté>
Maintenant, le mood une fois la nouveauté et le doute passés:
Les semaines passent à une vitesse folle, j’ai à peine le temps de tremper les doigts de pied dans le lundi à venir qu’on est déjà le vendredi soir. Ce VIE c’est un peu comme un tour en DeLorean conduite par Anthony (pour les gens qui ont pas la réf, c’est quelqu’un ayant une conduite pour ainsi dire dynamique).
Je me fais à ma petite nouvelle vie solo en reprenant mes petites habitudes acquises en France (escalade 2 fois par semaine, mes avant bras c’est du béton armé), et en y ajoutant un twist: Au lieu d’un verre le samedi soir avec les potes, c’est soirée « échange linguistique » (que mes collègues prennent un malin plaisir à renommer « club échangiste ») ou jeux de société avec des inconnus, puis le lendemain ça peut être musée ou randonnée dans les montagnes. Le taf se déroule pour le mieux (chef sympa, équipe sympa, sujets sympas, pourvu que ça dure).
Bref, dépaysement total pour le campagnard que je suis qui débarque dans une grande ville 🙂

Quelque chose que je remarque au fur et à mesure: je lève de plus en plus la tête, au point de découvrir, sur le chemin du boulot, certains « gratte-ciels » au loin (je les avais vu, mais je ne les avais pas regardé). Ils me servent désormais de point de repère, plus besoin de google maps! (en vrai si un peu quand même).
Gros avantage de Barcelone par rapport à n’importe quel centimètre carré de la France Métropolitaine: La météo. Les pauses à 15h sous grand soleil et 20 degrés (en Février!!!) c’est super agréable. (ne pas penser à ce que ça va être en été, surtout pas)
Les chiens me manquent aussi. Je me suis surpris plus d’une fois à regarder les passants se promener avec leurs chiens. Alaska j’espère que tu vas bien!
Un autre point, et pas des moindres: l’apprentissage de la langue. C’est assez bizarre: d’un côté on m’a dit plusieurs fois que mon niveau d’espagnol était bon, et de l’autre quand je commande un sandwich à la boulangerie, la discussion commence en espagnol et finit en anglais (sauf quand il faut payer, j’ai ma phrase fétiche: « Con tarjeta por favor« , qui signifie, vous vous en doutez: « Je suis un passionné de la reproduction des diptères »).
La partie de moi encore dans le déni se dit qu’il s’agit sûrement d’une question d’accent français, et pas du tout d’un problème de niveau. Je constate cependant que plus les semaines passent, plus la communication avec les locaux se déroule de manière fluide. Una affaira a suivrera donc.
Une chose qui me manque avec cette nouvelle vie en ville est quand même le fait de faire quelque chose de mes mains. Ici il n’y a rien à bricoler / réparer, tout est géré! Pas de vidanges à faire, de contrôle technique à passer, c’est ennuyant quand tout se passe bien! Le seul truc que j’ai fait sur le mois passé ça a été d’assembler une lampe IKEA. Autant dire que sur l’échelle de McGyver on ne vole pas très haut. Le chauffe eau est en panne, et je n’ai pas le droit de regarder ce qui se passe dedans. La vie est injuste!
Enfin, je tente également de faire un peu de photographie ! Je vous laisserai juger de la qualité de mon travail [tout commentaire qui se montrera critique sur cet aspect de mon travail se verra évidemment modéré 🙂 ].
La ville regorge de points de vue sympa pour qui prend le temps de l’observer.














Sans doute que si prochain article il y a, celui-ci se concentrera sur un aspect spécifique de ma nouvelle vie, aussi culturel ou nerdy soit-il.
La bise ! ╰(*°▽°*)╯

Répondre à Merl[1] 19 An220 Annuler la réponse